Le contexte
Un Startup Weekend, c'est un format simple et brutal : 54 heures. On arrive le vendredi soir avec une idée, on repart le dimanche avec un produit à défendre devant un jury. À Niort, en 2024, les équipes se forment le soir même autour des idées retenues — et il ne reste plus qu'un week-end pour transformer une intuition en quelque chose de démontrable.
Nous étions six autour de Moove : Gabrielle Ciesla, Mathéo Guilbert, Simon Metivier, Nicolas Foussard, Jacques Di Meglio et moi. Six profils qui ne se connaissaient pas le vendredi soir.
Le problème
À Niort, il se passe des choses — concerts, associations, sport, initiatives étudiantes, événements d'entreprises. Le problème n'est pas le manque d'occasions : c'est que l'information est éclatée et que les mondes ne se parlent pas. Les étudiants ignorent ce que proposent les entreprises et les collectivités ; les organisateurs, eux, ne trouvent pas leur public.
Ce qu'on a construit
Moove rassemble en un seul endroit ce qui se passe dans la ville et met en relation trois publics qui se croisent sans se rencontrer : les étudiants, les entreprises et les collectivités. Chacun peut proposer une activité, la rendre visible, et rassembler les personnes intéressées — l'application transforme le spectateur en organisateur.
Maquette — Figma
L'interface en mouvement
La maquette a été pensée pour le mobile d'abord : c'est là que se prend la décision de sortir, souvent au dernier moment et rarement devant un ordinateur.
Mon rôle
Sur 54 heures, la vraie contrainte n'est pas technique : c'est d'arriver dimanche soir avec quelque chose que le jury peut comprendre en cinq minutes. Je me suis surtout concentré sur deux choses.
D'abord définir les fonctionnalités : trancher ce que l'application fait — et surtout ce qu'elle ne fait pas. Une idée de week-end grossit vite ; l'exercice consiste à ramener le périmètre à ce qui tient debout et se démontre.
Ensuite la maquette. Elle a joué un double rôle : spécification commune pour l'équipe, qui n'avait pas le temps de se coordonner autrement, et support du pitch final.
J'ai également dessiné l'identité de Moove : l'icône de l'application et son logotype. Le chevron reprend la forme du « V » du nom et sert de flèche — l'idée de mouvement, de sortie, de mise en route.
Le résultat
Onze projets ont été pitchés devant le jury le dimanche soir. Moove est arrivé premier, devant HOSE, Stop Algues et MapaMoi.